Lactoferrine et nutrition infantile

Les actions de la lactoferrine sur la flore intestinale et le système immunitaire des nourrissons font l’objet de nombreux travaux de recherche.

La lactoferrine bovine module positivement la flore intestinale en augmentant les concentrations en Bifidobacterium et en réduisant les concentrations Clostridium chez les nourrissons (Tomita et al., 2009). Ces variations de la flore intestinale peuvent expliquer partiellement les effets immuno-modulateurs de la lactoferrine. Chez des porcelets au stade néonatal, la lactoferrine bovine inhibe la réaction des ganglions lymphatiques mésentériques et des cellules immunitaires de la rate à la stimulation inflammatoire. Ces résultats prouvent que la lactoferrine joue un rôle important dans l’initiation de la réponse immunitaire chez les nouveaux-nés immuno-déprimés (Comstock et al., 2014). Par ailleurs, la lactoferrine prémunit les bébés nés à terme contre les infections respiratoires basses (principalement respiration sifflante) à neuf mois. On observe aussi une élévation de l’hématocrite (King et al., 2007).

Chez les nouveaux-nés de faible poids, un lait infantile enrichi en lactoferrine avec ou sans probiotiques réduit le risque de septicémie à apparition tardive (bactérienne ou fongique) (Manzoni et al., 2009). Une analyse approfondie des résultats a montré que la lactoferrine bovine n’a pas réduit la colonisation fongique mais l’infection. Cela suggère que la lactoferrine a la capacité de limiter l’évolution des colonies fongiques en maladie systémique (Manzoni et al., 2011).

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